Hypofertilité et Ostéopathie

Fertilité et ostéopathie

Qu’est-ce que l’hypofertilité ?

L’hypofertilité, différente de l’infertilité complète, correspond à une diminution de la capacité qu’a une personne, mais surtout un couple, à concevoir un enfant.

L’hypofertilité, différente de l’infertilité complète, correspond à une diminution de la capacité qu’a une personne, mais surtout un couple, à concevoir un enfant.

Elle est de plus en plus évoquée, ce qui nous amène à nous demander pourquoi elle est si présente dans notre monde moderne occidental.

Au bout d’un an d’essai, un couple va commencer à consulter pour chercher à comprendre pourquoi la conception prend autant de temps, et surtout pour savoir s’il y a une infertilité. 

L’infertilité se caractérise par une incapacité totale à procréer. Elle conduira alors vers une procréation médicalement assistée, PMA.

Tandis qu’un couple hypofertile pourra toujours tenter d’autres alternatives s’ils ne souhaitent pas avoir tout de suite recours à une insémination artificielle ou bien à une fécondation in vitro. 


Les troubles de la fertilité concernent 15 à 20% des couples. 1 bébé sur 30 naît d’une PMA. Le pic de fertilité se trouve à 25 ans. Puis la fertilité décline peu à peu jusqu’à atteindre 12% à l’âge de 35 ans. 5 à 8% des troubles sont d’origine indéterminée, 35% concernent les femmes, contre 25% pour les hommes.

Les motifs de consultation chez les praticiens de médecines alternatives telles que l’ostéopathie sont principalement les suivants : 

  • Spermogramme altéré

  • Troubles de l’ovulation

  • Endométriose

  • Fibrome

  • Fausses couches (précoces, ou tardives)

  • Baisse de la réserve ovarienne

  • Subfertilité inexpliquée

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les causes d'infertilité

Quelles peuvent en être les causes ?

Image tirée du livre : Axe cerveau-intestin-pelvis de Nathalie Camirand

Tout d’abord, les perturbateurs endocriniens

(=substances qui interfèrent avec nos hormones en altérant leur production, en les empêchant d’agir et en s’y substituant) sont les premiers pris pour cible. Les causes peuvent être liées également à l’environnement, aux écrans, et à l’hygiène de vie.

On dénombre de multiples causes parmi lesquelles :

 
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Stress 

Le stress peut prendre multiples formes, on en dénote 3 grandes familles : Endocrinien, Psychologique, Mécanique. (cf article “Le stress, fléau de notre temps”, par Mr Vuillermoz Vincent).

Un haut niveau de stress peut réduire les chances d’une femme à concevoir de 45% quelle que soit la période du cycle (Taylor Mira and Al, annals of epidemiology)

« Les femmes qui ont lutté pour être enceinte parviennent à concevoir souvent après avoir abandonné deux choses : L’angoisse d’essayer d’avoir un enfant, et la peur de l’échec. » (Dr Courtney Lynch)

 

Iode :

La thyroïde fait partie des organes impliqués dans la « grande machine » endocrinienne. Avec ses glandes, elle va secréter des hormones qui joueront ensuite un rôle dans le bon fonctionnement du cycle ovarien, et donc dans la fertilité. 

L’iode est un élément essentiel dans la physiologie thyroïdienne. Or, 12 à 25% des hommes et femmes sont sujets à une carence en iode. Cette carence peut, en plus d’avoir des conséquences sur la fertilité, être en lien avec une perte de libido.

Cette carence peut causer : fausses couches, dysovulation, altération du spermogramme, en plus d’avoir des répercussions sur la grossesse si celle-ci a lieu. Livre à lire : Thyroïde, les solutions naturelles.

 
fertilité et causes
 

Poids 

L’augmentation de l’indice de masse corporelle (IMC) est parfois en corrélation avec l’apparition de fibromes, d’endométriose, ou encore avec les fausses couches spontanées. Un surpoids peut être causé par l’alimentation, mais aussi par des troubles endocriniens souvent en lien avec la thyroïde.

L’anorexie, la pratique intensive du sport, le trop plein de stress générant une perte de poids peuvent également engendrer une aménorrhée (absence de règles).

 
 
Publié par Greedy-and-light

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Nutrition 

Graisses animales, sucres rapides, peu de légumes, régime pauvre en graisse : ceci correspond globalement à une alimentation peu variée, peu équilibrée, avec peu d’apports nutritifs journaliers. Les carences en vitamines notamment ont été corrélées avec une hypofertilité. 

On nomme principalement les vitamines B9, B12, A, C, E, D, magnésium, zinc, et bien sûr l’iode.

Par exemple, une carence en Vitamine D peut empêcher l’implantation de l’embryon en le rejetant comme un corps étranger.

La consommation de tabac, alcool ou de drogues peut également altérer la fertilité.

 

Déséquilibre hormonal : 

Hyperoestrogénie, syndrome des ovaires polykystiques, endométriose : ces trois pathologies sont susceptibles d’entraver la fertilité et demanderont certainement un encadrement médical à la procréation.

 

Cause tubaire, utérine, vulvo-vaginale.

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Hyperperméabilité intestinale :

Pour le Dr Jean Seignalet, il y aurait un lien entre HPI, perturbation immunitaire, et mécanisme auto-immun pouvant conduire à une endométriose. De plus, elle peut engendrer des désordres hormonaux via une carence en vitamine et minéraux

Lire : Alimentation ou 3eme médecine, Jean Seignalet, Editions du Rocher, 2012.




trouble de la fertilité et osteopathie
 
comment agir sur la fertilité

Comment préserver sa fertilité ?


Adopter une bonne hygiène de vie : 

  • Arrêter ou réduire tabac, alcool, drogues

  • Surveiller le poids (maigreur, obésité)

  • Réduire les polluants de l’environnement proche (détergents, bisphénols A, phtalates). 

  • Manger équilibré et bio (pour éviter les perturbateurs endocriniens présents dans les engrais, pesticides etc.)

  • Pratiquer une activité physique régulière (permet une diminution des troubles de l’ovulation qui cause 1/3 des infertilités)

Quelques conseils supplémentaires : 

  • Avoir des rapports sexuels très réguliers, tout en essayant de cibler l’ovulation (penser à faire des tests d’ovulation, et avoir des rapport la veille, le jour, et le lendemain de cette dernière).

  • Pour les hommes, éviter la chaleur : sous-vêtements serrés, saunas prolongés, bains chauds… 

  • Ne pas trop attendre mais savoir patienter : Les délais normaux de procréations s’étalent jusqu’à 12 à 18 mois. 

  • Faire appel aux médecines naturelles telles que la phytothérapie ou encore la micronutrition.

  • Se supplémenter si présence de carences.

osteopathie et gynaecologie fertilité trouble petit bassin

Et l’ostéopathie dans tout ça ?

L’Ostéopathie a tout à fait sa place dans l’accompagnement des problèmes d’infertilité. En effet, des restrictions de mobilité mécaniques peuvent empêcher une bonne ovulation si elles se trouvent sur le trajet de l’axe hormonal, ou encore l’implantation si elles sont directement situées à proximité de l’utérus. 

Je m’explique. L’axe hormonal mis en jeu dans la fertilité passe par l’hypophyse, l’hypothalamus (tous deux situés dans le cerveau), la thyroïde et ses annexes, l’intestin et l’utérus. (L’intestin est ajouté de par son rapport étroit avec le cerveau (axe cerveau-intestin), et sa proximité anatomique avec l’utérus).  

L’ostéopathe va donc travailler sur toutes les zones citées, afin de leur permettre d’avoir une mobilité maximale, permettant une fonctionnalité optimale

De plus, si, par exemple, certaines zones du bassin ne bougent pas comme elles le devraient, cela peut entraver la circulation sanguine affluant vers les organes qu’il contient, et desservir leurs fonctions. Pour s’assurer que la mobilité du bassin et des organes qu’il contient soit optimale, l’ostéopathe abordera la zone directement, mais aussi la posture dans sa globalité

Enfin, il existe parfois dans les troubles de la fertilité une composante émotionnelle. L’ostéopathe peut prendre en charge les troubles somato-émotionnels (qui lient le corps à l’esprit). Il réorientera bien évidemment la patiente ou le patient s’il estime qu’un suivi psychologique plus approfondi s’impose. « On sait aujourd’hui qu’un haut niveau de stress pendant la période d’ovulation peut réduire les chances de concevoir de 40%. » (Taylor Mira and Al, Annals of epidemiology). 

Il apportera enfin un grand nombre de conseils d’hygiène de vie, et vous conseillera de consulter également en naturopathie, acupuncture, etc. qui viennent compléter sa propre pratique. 



Bibliographie : 

Annals of epidemiology ; october 2016 : Taylor Mira and Al

Axe cerveau intestin pelvis et ostéopathie : Nathalie Camirand D.O

Séminaire sur l’hypofertilité Mars 2020 COB Bordeaux 

  • « Les causes de l’hypofertilité féminine et les réponses médicales proposées aujourd’hui. » Dr Bérengère Arnal, gynécologue 

  • « Apport de l’ostéopathie dans la prise en charge de l’infertilité. » Geneviève Kermorgan D.O 

Thyroïdes, les solutions naturelles : Dr Philippe Veroli
















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