Les effets d’une consultation d’ostéopathie ?
Une séance d’ostéopathie a des effets différents sur chaque personne, il y a pourtant certaines similitudes sur les effets articulaires, musculaires ainsi que sur le système de la douleur. L’ostéopathe vous fait gagner en mobilité certes, mais va jouer sur différents aspects, ayant pour objectif de diminuer la sensation douloureuse sur le court et long terme.
La douleur
La nociception est la perception de la douleur.
La douleur est un système d’alarme de notre corps présent pour nous avertir d’un potentiel “danger” : quand vous vous piquez, par réflexe vous allez retirer votre main, c’est une alerte de votre organisme pour vous protéger.
La douleur est une information neurologique qui est analysée par notre système sensoriel de façon subjective. Chaque individu va donc percevoir ressentir le message douloureux suivant nos différentes expériences, la fatigue, nos croyances, le stress, les habitudes...
Grâce à différentes techniques, l’ostéopathe peut donc influer sur une diminution du seuil de douleur .
Aussi sur une modification de l’analyse de l’information douloureuse .
Il a été étudié une diminution plus rapide de la consommation d’antalgiques avec une prise en charge ostéopathique .
Aussi des effets identiques voir plus intéressants que la prise d’anti inflammatoires tel le diclofénac.
La thérapie manuelle reste de la mécanique. L’ostéopathe va donc chercher à travailler sur la mobilité et le mouvement des différentes structures comme les articulations, les muscles et les fascias.
Il a été étudié une diminution de la raideur articulaire ainsi qu’une diminution de la réponse musculaire sous EMG (electromyogramme) .
L’ostéopathie
L’ostéopathie ne va pas s'arrêter là. Le thérapeute doit prendre en compte le patient dans son ensemble, cela sous entend la partie émotionnelle.
La sensation de douleur ou autres symptômes doit être abordé tant d’un point vu physique que psychologique. Le toucher, l’attention, le dialogue et d’autres aspects de la prise en charge vont avoir des réponse somato-émotionnelle différentes et propres à chacun.
Le système nerveux est composé d’un pile (+) et d’une pile (-).
Suivant notre environnement et nos actions, le corps va être régi par le système orthosympathique (action, sport, éveil) ou par le système parasympathique (endormissement, digestion, repos).
La pratique ostéopathique va permettre l’activation du système nerveux parasympathique par stimulations de points “réflexes” du corps.
Ainsi permettre cette sensation de relâchement et d’apaisement.
Provoquant ainsi des sécrétions des hormones du bien-être comme la cytokine, l’interleukine et l'ocytocine.
L’ostéopathe va aussi travailler sur les performances sportives du patient comme une augmentation de la force musculaire sur le court terme comme démontré chez certains athlètes.
Certains sportifs vont demander une prise en charge avant un entraînement ou une compétition, créant un gain des performances athlétiques .
Un “bilan” chez l’ostéopathe représente une prise en charge sans douleur et demande de la traiter en particulier, le patient demande une “vérification” de son corps par le professionnel pour que tout continue à bien se passer pour lui.
Après une séance, il est possible de sentir une certaine sensibilité au niveau des articulations et des muscles travaillés, car les techniques d’ostéopathie demandent un effort pour le corps même après la séance. Tout ceci ne passe pas en un coup de baguette magique, il faut un peu de temps parfois aussi pour que l’organisme se rétablisse de manière fonctionnelle.
La pris en charge ostéopathique va jouer aussi sur le phénomène contextuel comme l’ambiance de la salle, le caractère du thérapeute, son discours, son physique et bien d’autres facteurs vont orienter les effets du traitement. Ce sont les effets placebo et nocebo. Cela peut améliorer ou diminuer les effets de la prise en charge par l'ostéopathe.
Les références
Coronado RA. Changes in pain sensitivity following spinal manipulation: a systematic review and meta-analysis. J Electromyogr Kinesiol. 2012;22(5):752-767.
Giacalone A. The Effect of High Velocity Low Amplitude Cervical Manipulations on the Musculoskeletal System: Literature Review. Cureus. 2020;12(4):e7682.
Reed WR. Neural responses to the mechanical characteristics of high velocity, low amplitude spinal manipulation: Effect of specific contact site. Man Ther. 2015;20(6):797-804.
Weber Ii KA. Evidence for decreased Neurologic Pain Signature activation following thoracic spinal manipulation in healthy volunteers and participants with neck pain. Neuroimage Clin. 2019;24:102042.
Carrick FR. Changes in brain function after manipulation of the cervical spine [published correction appears in J Manipulative Physiol Ther 1998 May;21(4):304].
Lingner H. Manual therapy applied by general practitioners for nonspecific low back pain: results of the ManRück pilot-study. Chiropr Man Therap. 2018;26:39.
von Heymann WJ. Spinal high-velocity low amplitude manipulation in acute nonspecific low back pain: a double-blinded controlled trial in comparison with diclofenac and placebo. Spine (Phila Pa 1976). 2013;38(7):540-548.randomized
Edgecombe TL. The effect of application site of spinal manipulative therapy (SMT) on spinal stiffness. Spine J. 2015;15(6):1332-1338.
Herzog W. Electromyographic responses of back and limb muscles associated with spinal manipulative therapy. Spine (Phila Pa 1976). 1999;24(2):146-153.
Geri T. Manual therapy: Exploiting the role of human touch. Musculoskelet Sci Pract. 2019;44:102044.
Roy RA. Heart rate variability modulation after manipulation in pain-free patients vs patients in pain. J Manipulative Physiol Ther. 2009;32(4):277-286.
Budgell B. The effects of thoracic manipulation on heart rate variability: a controlled crossover trial. J Manipulative Physiol Ther. 2006;29(8):603-610.
Kovanur-Sampath K. Changes in biochemical markers following spinal manipulation-a systematic review and meta-analysis. Musculoskelet Sci Pract. 2017;29:120-131.
Kovanur Sampath K. Measureable changes in the neuro-endocrinal mechanism following spinal manipulation. Med Hypotheses. 2015;85(6):819-824.
Botelho MB. Effect of cervical spine manipulative therapy on judo athletes' grip strength. J Manipulative Physiol Ther. 2012;35(1):38-44.
Hedlund S. Effect of chiropractic manipulation on vertical jump height in young female athletes with talocrural joint dysfunction: a single-blind randomized clinical pilot trial. J Manipulative Physiol Ther. 2014;37(2):116-123.
Deutschmann KC. A non-randomised experimental feasibility study into the immediate effect of three different spinal manipulative protocols on kicking speed performance in soccer players. Chiropr Man Therap. 2015;23(1):1.
Rossettini G. Context matters: the psychoneurobiological determinants of placebo, nocebo and context-related effects in physiotherapy. Arch Physiother. 2020 Jun 11;10:11.